Cinq métiers qui peuvent augmenter votre risque d’infections transmises par les tiques, y compris la maladie de Lyme
Les personnes travaillant à l’extérieur et de près avec les animaux sont vulnérables aux piqûres de tiques, selon une étude européenne.

Dans une grande partie de l’hémisphère nord, les changements climatiques alimentent une invasion de tiques, mettant des centaines de millions de personnes en danger de contracter plusieurs maladies, y compris la maladie de Lyme.
Mais à mesure que ces nuisibles suceurs de sang avancent vers le nord, certaines personnes sont en plus grand danger que d’autres en raison de leur métier, selon une étude menée par des chercheurs européens.
« Malgré les efforts continus pour gérer les maladies émergentes, la menace croissante des tiques se propageant vers de nouvelles zones, ainsi que les agents pathogènes qu’elles transmettent, est particulièrement visible en Europe », avertissent les auteurs.
Les dix scientifiques ont examiné 36 études à travers le continent portant sur des analyses sanguines réalisées sur des personnes exerçant divers métiers. Ils ont publié leurs résultats dans l’édition de novembre 2025 de Public Health, une revue internationale à comité de lecture.
Leur article, intitulé « Seroprevalence des maladies transmises par les tiques en Europe dans les milieux professionnels : une revue systématique et métaanalyse », présente plusieurs emplois qui exposent les travailleurs à un risque significatif d’infections transmises par les tiques, dont ces cinq :
- Les producteurs d’élevage et de produits laitiers — particulièrement en Italie, où 76% ont été testés positifs aux anticorps contre Coxiella burnetii, un agent pathogène transmis par les tiques qui peut causer la fièvre Q,
- Les travailleurs forestiers, particulièrement vulnérables à Borrelia burgdorferi, une bactérie transmise par les tiques qui cause la maladie de Lyme,
- Agriculteurs,
- Travailleurs militaires,
- Vétérinaires.
Il n’est pas difficile de voir ce que ces emplois ont en commun, alors que les tiques élargissent leur empreinte géographique, tant en milieu rural qu’urbain.
« Les travailleurs à haut risque … pourrait inclure des personnes en contact avec des animaux dans divers milieux professionnels, des cliniques vétérinaires aux fermes », écrivent les chercheurs.
« De plus, les travailleurs qui accomplissent leurs tâches à l’extérieur peuvent aussi être plus exposés à un risque plus élevé d’être mordus par des tiques, même sans contact spécifique avec des animaux », poursuit l’article.
« Étant donné la grande diversité entre les catégories de travailleurs, des mesures préventives ciblées, une sensibilisation accrue et des efforts de surveillance renforcés sont nécessaires pour atténuer les risques dans les professions à forte exposition. »
Le risque pour les travailleurs canadiens augmente également
Les pays européens ne sont pas les seuls à lutter contre la montée des risques professionnels en raison de l’expansion des habitats pour les tiques. Les Canadiens qui travaillent dans les vastes secteurs agricole, des parcs et de la foresterie du pays, ainsi qu’avec les animaux, font aussi face à des risques accrus, selon le Centre canadien de santé et sécurité au travail.
Parmi d’autres choses, le centre recommande que les employeurs de ces secteurs utilisent une liste de vérification des risques pour évaluer le danger que les maladies transmises par les tiques représentent pour leurs travailleurs.
« Adopter une approche en couches pour le contrôle des dangers, où plusieurs précautions sont mises en place simultanément, est la méthode la plus efficace pour protéger les travailleurs contre les tiques », affirme le centre sur son site web.
